jeudi 9 octobre 2008

Un rien gonflé

Aujourd'hui dans le journal, j'ai lu un article sur les cadres d'AIG qui se sont payés un séminaire d'un demi-million juste après le sauvetage de leur entreprise. But du séminaire: rassurer les cadres et éviter leur départ.
Ouaaaahhhh... J'aimerai être rassuré et en plus je suis volontaire pour porter un parachute doré. Plein de bonne volonté, je suis.
En effet, mon temps file à la même cadence que ces cadres. Je suis aussi crevé qu'eux aussi. J'ai aussi les mêmes soucis privés. Quoique? Peut-être plus. Enfin, comme eux, je suis aussi plein de responsabilités. Je cherche, je cherche la petite bête mais rien, je ne trouve rien.
Alors, d'autres questions me viennent à l'esprit et surtout une, quelle est l'erreur d'aiguillage?
Aurai-je dû tomber dans la noirceur de la face cachée du management (enfin si elle existe)?
Après moults réflexions sur ma carrière, j'ai trouvé , du moins je le crois, le défaut. Il s'appelle conscience. J'en suis doté et tant pis carrière dorée et sourire sans âme.
Enfin, je ne désespère pas de trouver un sponsor qui veuille bien me tourmenter à coups de liasses de billets sans me demander ma conscience en retour.

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