lundi 6 octobre 2008

Un rien plus vite ou le quick recruitment


Envie d'un autre travail et recherche d'opportunités, me voilà confronter au cycle des entretiens. Personne, y compris moi, n'ayant envie de se tromper, les interviews semblent vouloir faire passer un chameau dans un chas d'aiguille. Que dire et que ne pas dire, pas facile; de plus, toujours les mêmes questions, pourquoi vous, pourquoi vous voulez quitter votre job actuel, pourquoi.... et l'envie de répondre tout simplement, ben parce que et puis voilà. Ben non, pas possible, il faut développer, s'allonger.

Ensuite, si tout s'est bien passé, il y a l'évaluation "psychologique", sur ordi,sur papier, avec ou sans jeu de rôles, je t'en mets combien? 100 grammes, un kilo... Le debriefing où on vous dit et redit que chacun a ses forces et ses freins. Et alors pourquoi tu m'évalues. De plus, si je suis à côté de la plaque depuis 20 ans, ça se serait peut-être remarqué. Non?? Expérience faite sur l'évaluation et les entretiens, j'ai vu engager des managers "brillants" qui, toute limite gardée, ne savaient même pas où se trouver leur bureau...

Il est clair, on veut savoir à qui on a affaire. Dans ce cas, je propose en vrac, le détecteur de mensonges, la prise de penthotal, l'analyse de sang et autres. Le Dr House t'en fera la liste sur son tableau blanc.

Sans blague, une fois subi toute la panoplie de tests et d'entretiens (seul Dieu ne t'a pas interviewé), on vous annonce que la place a été supprimée, qu'elle est gelée (tiens ?), que le candidat interne si bon est toujours extra-bon (alors pourquoi tu m'as fait venir ?), que le choix a été difficile (tu sais déjà que c'est pas toi) mais que l'autre, il avait plus de connaissances du domaine (du quel? tout peut s'apprendre non?). Tous ces beaux et bons arguments pour te dire et bien non, ce n'est pas toi. De plus, impossible de savoir clairement:


  • si le/la RH t'a assassiné (meurtre du candidat par évaluation),

  • si le/la cheffe du département t'a carrément lynché (il avait baillé trois fois pendant l'interview en début d'après-midi / bon repas?),

  • si le test d'évaluation a montré que ta voie était de devenir moine contemplateur de pucerons fornicateurs (nouvelle carrière?),

  • si tes explications doublées du secret de ton job actuel ont semblé digne d'un roman d'anticipation prêt pour une série b (on engage à Hollywood?),

  • si le chasseur de têtes avait une meilleure commission sur l'autre tête.

Entre le dossier envoyé et le NON, pas toi, il s'est bien passé un, deux, trois mois. Tes recruteurs sont rarement pressés et ils ne veulent pas qu'il soit dit qu'ils ont décidé pour un tel ou un autre. Alors obligation de noyer le poisson dans l'eau trouble.

Personnellement, je proposerai un autre système, pas plus compliqué et pas plus risqué. Pas de long discours, pas d'évaluation, crois-moi, fais-moi confiance sur ma carrière et mon potentiel. Je ferais mes preuves et si je ne les fais pas, renvoies-moi dans un mois. En effet, cela coûtera moins cher qu'un cadre incompétent maintenu des années, uniquement pour dire qu'on a fait le bon choix lors des entretiens et de l'évaluation.

A l'époque du speed dating et du fast food, pourquoi pas le quick and clean recruitment... J'ai eu une fois l'opportunité de connaître cette méthode. En une demi-heure, recrutement et contrat et j'ai travaillé quatre ans dans cette entreprise. Alors ça fonctionne, il faut juste un peu de courage pour engager et au cas où, se séparer.

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